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La Libye sur la voie de la transition
Le Ramadan 2011 s'est achevé sur une nouvelle Libye.
Le régime du Colonel Kadhafi a été abattu, mais le dictateur lui-même reste introuvable. La traque continue, alors qu'une partie de sa famille - sa femme, sa fille et deux de ses fils - a été accueillie en Algérie officiellement « pour des raisons humanitaires ». Soutenus par les forces de l'OTAN, les insurgés du CNT (Conseil National de Transition libyen) ont réussi à entrer dans la capitale après avoir lancé une offensive le samedi 20 août et atteint la place Verte de Tripoli le lendemain soir : c'est sur ce site symbolique que les partisans du régime avaient l'habitude de se rassembler pour soutenir le dictateur depuis le début de la rébellion. A Benghazi, capitale des insurgés depuis le mois de février, des dizaines de milliers d'habitants ont fêté cette victoire en envahissant les rues aux cris de « Bye Bye le frisé! » ou « Dieu est grand! ». Mais le pays n'est pas totalement contrôlé et les combats se concentrent sur Syrte, le dernier grand bastion pro-Kadhafi, à 360 kilomètres à l'est de la capitale, où l'ex-dirigeant libyen pourrait avoir trouvé refuge. Selon le colonel Bouhagiar, commandant des forces anti-Kadhafi, environ 50.000 personnes auraient été tuées dans le pays depuis le début du soulèvement, dont 15 à 17.000 personnes à Misrata et Zlitane. Ce haut responsable a aussi indiqué que 28.000 prisonniers du régime avaient été libérés mais que les personnes disparues devaient être décédées. Ce développement de la situation en Libye donne lieu à une intense activité diplomatique. La position de l'Algérie est tout à fait particulière : c'est le seul pays d'Afrique du Nord à n'avoir pas reconnu le CNT. Alger s'inquiète en particulier d'une présence islamiste importante au sein du Conseil National de Transition. |
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