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CNA

CNA ou La Chaîne Nord Africaine est une association née en l'an 2000 des efforts de plusieurs partenaires désireux de diffuser l'Evangile en Afrique du Nord en utilisant des matériaux audiovisuels. La vision de CNA est de voir les populations Nord-africaines réconciliées avec Dieu, régénérées et transformées par l'Évangile, dans les communautés où elles vivent".

News from the Region

Tunisie : de Ben Ali à une nouvelle constitution

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En Tunisie, l'ex-président Ben Ali est poursuivi pour 93 chefs d'inculpation dont certains en justice civile (possession illégale de devises étrangères, d'armes et de stupéfiants) et d'autres en justice militaire (homicides volontaires et cas de tortures). Après la fuite de l'ancien Chef d'Etat, le 14 janvier, le pays peine a trouvé son souffle démocratique.

Les élections pour une assemblée constituante, initialement programmée le 24 juillet, auront finalement lieu le dimanche 23 octobre. Selon les autorités, ce report s'explique par des problèmes d'organisation pour qu'une plus grande transparence soit respectée. En effet 3 millions de nouveaux électeurs doivent être inscrits, les listes du ministère de l'Intérieur étant incomplètes et constituées sur des critères non démocratiques. En outre, il faut organiser l'inscription des Tunisiens de l'étranger appelés à voter pour la première fois.

En Tunisie, l’ex-président Ben Ali est poursuivi pour 93 chefs d’inculpation dont certains en justice civile (possession illégale de devises étrangères, d’armes et de stupéfiants) et d’autres en justice militaire (homicides volontaires et cas de tortures). Après la fuite de l’ancien Chef d’Etat, le 14 janvier, le pays peine a trouvé son souffle démocratique. Les élections pour une assemblée constituante, initialement programmée le 24 juillet, auront finalement lieu le dimanche 23 octobre. Selon les autorités, ce report s’explique par des problèmes d’organisation pour qu’une plus grande transparence soit respectée. En effet 3 millions de nouveaux électeurs doivent être inscrits, les listes du ministère de l'Intérieur étant incomplètes et constituées sur des critères non démocratiques. En outre, il faut organiser l'inscription des Tunisiens de l'étranger appelés à voter pour la première fois.

 

Maroc : la voie « royale » vers la démocratisation…

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Sous la pression du « printemps arabe », le roi Mohammed VI engage son pays dans la voie d'un renouveau démocratique qu'on attendait de lui depuis son arrivée au pouvoir. Dans un discours remarqué, le vendredi 17 juin, le souverain chérifien propose une réforme constitutionnelle qui sera soumise à référendum le 1er juillet. Elle accordera notamment davantage de pouvoir au Premier ministre issu du parti qui aura remporté les élections législatives. Toutefois le roi conservera toutes ses prérogatives de chef de l'État et de Commandeur des croyants. Il gardera la présidence du Conseil des ministres et du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire. Il reste le chef de l'armée et préside un « Conseil supérieur de sécurité », nouvellement créé. C'est encore lui qui aura la haute main sur les affaires étrangères et nommera les diplomates.

Au niveau de la société, l'égalité entre hommes et femmes fera son entrée dans la Constitution. L'amazighe, la langue des berbères, sera officialisée aux côtés de l'arabe. Ainsi sera reconnue la diversité de la nation marocaine. Quant à la charte des libertés fondamentales, elle prohibera la torture et assurera la liberté de pensée et d'expression en bannissant les discriminations.

Mohammed VI, «descendant du Prophète», conservera donc son autorité naturelle et ultime en matière religieuse, grâce au titre de «Commandeur des croyants» qui lui permet d'émettre des fatwas. Sa personne ne sera plus aussi «sacralisée» ; de façon plus moderne, on exigera désormais le « respect dû » au souverain. Le libre exercice des cultes est garanti par le monarque qui a cependant rappelé que l'islam est la religion d'État.

L'annonce de ces réformes n'a pas empêché plusieurs milliers de manifestants de protester, deux jours plus tard, à l'appel du Mouvement du 20 février. Les contestataires estiment que trop peu de temps a été laissé à la discussion et que les réformes ne vont pas assez loin dans le sens de l'établissement d'une monarchie parlementaire. Plusieurs milliers de personnes se sont ainsi rassemblées à Casablanca, et quelques centaines à Rabat, Tanger et Marrakech.

 

Algérie : la pression sur les chrétiens s’intensifie

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Depuis plusieurs mois, les chrétiens algériens sont de plus en plus durement harcelés par les autorités qui cherchent à appliquer strictement la loi de 2006 sur les cultes autres que musulmans.
Ainsi, toutes les salles de culte de Béjaia et sa région, en Kabylie, viennent de faire l'objet d'une menace de fermeture si celles-ci sont affectées à un exercice religieux autre que musulman. La notification en a été notamment faite à Mustapha Krim, pasteur à Béjaïa, mais aussi responsable national de l'Eglise Protestante d'Algérie.
Auparavant, le 4 mai, un chrétien, Krimo, a dû répondre d'insulte à l'islam devant le tribunal pour le fait d'avoir ouvertement parlé de sa foi. Il risque jusqu'à 5 ans de prison. Lors de son arrestation, en avril, la police a fouillé sa maison et emporté une bible et du matériel chrétien.
Notons aussi que des couples chrétiens n'ont pas pu donner à leur enfant un prénom biblique comme ils le souhaitaient, alors que ce droit est reconnu dans l'article 64 du code civil.
 

Tunisie : une démission prouve que la situation n’est toujours pas stabilisée

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Après quatre mois passés au poste de secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports, Slim Amamou a décidé de démissionner. L'événement n'est pas anecdotique car cet homme de 33 ans était un blogueur célèbre sur Twitter et sur Internet où ses prises de positions en faveur de la liberté d'expression datent d'avant la révolution du jasmin. Connu sous le nom de « Slim404 », il avait été emprisonné pendant les manifestations, en début d'année, jusqu'à son entrée dans le nouveau gouvernement, dès sa sortie de prison le 13 janvier.
En quittant le gouvernement, Slim Amamou a déclaré que sa mission était terminée, en se disant fatigué par les critiques incessantes. Il s'est aussi indigné du retour de la censure sur Internet, les autorités tunisiennes ayant décidé de fermer quatre sites à la demande de l'armée.
Cette démission emblématique intervient alors que l'élection de l'Assemblée constituante, initialement prévue le 24 juillet, sera probablement repoussée jusqu'au 16 octobre.
 

Maroc : la mobilisation se poursuit autour du Mouvement du 20 février

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Pour la quatrième fois depuis le début de l'année, les Marocains étaient appelés le dimanche 22 mai à se rassembler dans les rues à l'appel du Mouvement du 20 février. Des manifestations se sont déroulées à Rabat, à Casablanca, à Tanger et à Agadir, notamment. Mais contrairement aux fois précédentes, la police est intervenue et des affrontements ont eu lieu entre les forces de l'ordre et les contestataires qui réclament d'importantes réformes politiques.
À Tanger, en particulier, il y a eu plusieurs dizaines de blessés dont 12 grièvement atteints.
Le 9 mars, le roi Mohammed VI avait annoncé d'importantes réformes constitutionnelles étudiées par une « Commission consultative pour la réforme constitutionnelle », qui soumettra au souverain le résultat de ses travaux début juin. La mobilisation ne faiblit pas et le Mouvement du 20 février continue à protester, jugeant les réformes insuffisantes.
 
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