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CNA

CNA ou La Chaîne Nord Africaine est une association née en l'an 2000 des efforts de plusieurs partenaires désireux de diffuser l'Evangile en Afrique du Nord en utilisant des matériaux audiovisuels. La vision de CNA est de voir les populations Nord-africaines réconciliées avec Dieu, régénérées et transformées par l'Évangile, dans les communautés où elles vivent".

News from the Region

Le Maroc et la Tunisie vont être dirigés par des responsables islamistes

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A un mois d'intervalle, les Tunisiens et les Marocains ont voté en majorité pour des partis islamistes, même si les situations sont très différentes dans les deux pays.

Au Maroc, les législatives anticipées du 25 novembre ont permis au « Parti Justice et Développement » (PJD) de remporter plus du quart des sièges de députés (107 députés sur 395 contre 47 élus sur 325 dans la précédente assemblée), et cela avec une participation au scrutin en hausse de l'ordre de 45,4% des inscrits.

Selon la nouvelle Constitution, acceptée par le peuple lors du référendum de juillet, le roi Mohammed VI doit nommer comme Premier Ministre le leader du parti vainqueur aux élections.

Ainsi, pour la première fois, les islamistes marocains peuvent accéder au pouvoir, mais un compromis doit obligatoirement être trouvé par leur secrétaire général Abdelilah Benkirane avec les autres principaux partis : « l'Istiqlal » (indépendance) de l'actuel Premier ministre, fort de 60 élus, et le « Rassemblement national des indépendants » (RNI) qui obtient 52 sièges.
Première formation politique du pays, le PJD se veut à la fois « islamiste »  et « monarchiste » et s'attache à rassurer les Occidentaux, bien que la personnalité éruptive du secrétaire général du PJD suscite des critiques au sein même de la classe politique marocaine. Abdelilah Benkirane veut en tout cas prendre le pouvoir dans le respect des institutions : il a réaffirmé son allégeance au souverain hachémite.

En Tunisie, le numéro 2 du parti islamiste « Ennahda », Hamadi Jebali, accèdera dans quelques jours à la tête du gouvernement, suite à l'accord conclu entre les trois principales formations du pays.
Avec 29 représentants à l'Assemblée Constituante élue le 23 octobre, le « Congrès pour la République » (CPR) se verra attribuer la présidence du pays en la personne de Moncef Marzouki, tandis que le parti de gauche « Ettakatol » (20 sièges) a vu son dirigeant Mustapha Ben Jaafar élu président de cette nouvelle Assemblée constituante.
Le parti « Ennahda » du futur Premier Ministre avait largement dominé ses rivaux en obtenant 89 représentants le 23 octobre. Cette formation se réclame ouvertement du modèle laïc turc tout en se déclarant islamiste.

 

Climat d'incertitude en Tunisie après la victoire du parti islamiste Ennahda aux élections du 23 octobre

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En Tunisie, le président de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), a proclamé les résultats définitifs du scrutin du 23 octobre confirmant la victoire du parti islamiste « Ennahda » qui obtient 90 sièges.
Les 7,5 millions d'électeurs tunisiens devaient élire les 217 membres de l'Assemblée Constituante en choisissant parmi les 1570 listes présentées par les 110 partis reconnus.

Alors que la participation a été massive, « Ennahda » obtient plus de 41% des élus, devenant ainsi la première force politique du pays.
Cette victoire était prévue avant même le scrutin, mais le parti islamiste n'obtient pas la majorité absolue. Les responsables politiques doivent donc se lancer dans d'intenses tractations pour dégager une majorité au sein de cette nouvelle Assemblée Constituante. « Ennahda » a appelé à un rassemblement le plus large possible.

Mais les négociations ne s'annoncent pas simples pour ce parti qui se réclame ouvertement du modèle turc tout en se déclarant islamiste, ce qui inquiète les intellectuels comme Moncef Marzouki, militant des droits de l'homme et leader du « Congrès pour la République » (CPR) arrivé en 2ème position avec 30 sièges.

De son côté, le parti social démocrate « Ettakatol » de Mustapha Ben Jaafar détiendra 21 sièges dans cette Assemblée Constituante.

L'annonce de ces résultats définitifs a provoqué des heurts dans la ville de Sidi Bouzid, au centre du pays, la ville berceau de la révolution tunisienne où un jeune s'était immolé par le feu en décembre 2010.

Dirigé par Rached Ghannouchi, rentré à Tunis fin janvier de son exil londonien, « Ennahda » sort de plus de vingt ans de clandestinité et de répression, devra faire des concessions car son intérêt est de s'intégrer au plus vite dans la gestion des affaires publiques : emprisonnés ou exilés, ses cadres n'ont en effet aucune expérience du pouvoir.

Quoi qu'il en soit, ces premières élections démocratiques depuis le début du « printemps arabe » ont été un succès. Selon les observateurs internationaux, ce scrutin n'a pas été entaché de fraude et ils ont salué une élection « libre » et « transparente », malgré quelques « irrégularités mineures ».

 

Algérie : la police oblige une organisation chrétienne à cesser ses activités dans la région d’Oran

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Le site Internet du magazine francophone « Christianisme Aujourd'hui » révèle qu'en Algérie, dans la région d'Oran, la police locale a ordonné, le lundi 17 octobre, que l'organisation « House of Hope » cesse toute activité religieuse. « House of Hope » offre des infrastructures à une église locale et à la seule école biblique implantée et active en Algérie.

La police exige qu' « House of Hope » engage une procédure de demande de reconnaissance locale, pour pouvoir poursuivre ses activités. «Une telle procédure peut durer des semaines, voire des mois» a indiqué le responsable de l'organisation.

 

La Libye est officiellement déclarée « libérée », 3 jours après la mort de Kadhafi

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Trois jours après la mort de Mouammar Kadhafi, les nouveaux dirigeants libyens ont officiellement proclamé la « libération totale » du pays le dimanche 23 octobre.
Une cérémonie officielle a rassemblé des dizaines de milliers de Libyens en liesse, sous une marée de drapeaux vert, noir et rouge, à Benghazi, deuxième ville du pays et point de départ de la rébellion, qui y a débuté à la mi-février. Selon le Conseil National de Transition (CNT), le conflit a fait plus de 30.000 morts en huit mois.

La prise de Syrte, dernier bastion kadhafiste, le vendredi 21 octobre, avec la capture puis la mort de l'ancien dictateur a précipité les événements, alors que la guerre civile semblait ne pas devoir finir. La libération tant attendue de la Libye après 42 ans de dictature du colonel Kadhafi est cependant assombrie par la polémique autour des circonstances de la mort de l'ancien dirigeant, tué après avoir été capturé vivant.

Selon le numéro deux du CNT, Mahmoud Jibril, une autopsie réalisée le 23 octobre a conclu que l'ancien dirigeant avait été tué d'une balle dans la tête lors d'un échange de tirs sur le chemin de l'hôpital. Et un responsable du CNT a annoncé que le corps serait remis à ses proches qui décideraient « en concertation avec le CNT » du lieu de sépulture.

A Benghazi, la cérémonie s'est ouverte avec le nouvel hymne national, puis les nouveaux responsables du pays se sont succédés à la tribune pour dire leur joie et leur fierté de voir la Libye libérée, ponctuant leurs discours de vibrants « Allah Akbar » (Dieu est le plus grand). Le dernier à prendre la parole, le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, a répété que la législation du pays serait fondée sur la loi islamique, la charia.

Dans le même temps, des milliers de personnes, ivres de bonheur, se sont rassemblées sur « la place des Martyrs » à Tripoli ainsi qu'à Misrata, où la dépouille de l'ancien dictateur a été transportée dans une chambre froide. Des milliers de Libyens ont défilé devant le corps comme pour s'assurer que la page était définitivement tournée.

Sur le plan politique, des pourparlers sont en cours pour la formation d'un nouveau gouvernement intérimaire, un processus délicat car des divisions existent entre libéraux et islamistes, entre les différentes tribus et entre différentes personnalités aux ambitions affirmées, tout cela sur fond de manne pétrolière...
Le nouveau gouvernement aura ensuite huit mois pour organiser l'élection d'une Assemblée constituante avec, en perspective, des élections générales dans un délai maximum d'un an.

La proclamation officielle de la fin de l'ère Kadhafi a été unanimement saluée dans le monde, notamment par la France et la Grande-Bretagne qui ont été les fers de lance de la coalition internationale intervenue à la mi-mars sous les auspices de l'OTAN. D'ailleurs, le Premier ministre britannique David Cameron et surtout le Président français Nicolas Sarkozy avaient été chaleureusement accueillis lors de leur visite en Libye, le 15 septembre.

 

Tunisie : vive tension dans le premier pays du « printemps arabe » à élire ses représentants

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Dimanche prochain, le 23 octobre, les Tunisiens seront les premiers citoyens du « printemps arabe » à se rendre aux urnes. Ils devront désigner une Assemblée Constituante.

A l'approche du scrutin, la tension monte dans le pays, d'autant plus que les intégristes islamistes se sont imposés dans le débat politique. Des violences religieuses ont été suscitées par l'interdiction du port du voile islamique (le niqab) à l'université de Sousse et la projection du film franco-iranien « Persepolis » sur la chaîne Nessma TV.

Les protestataires les plus violents sont les « salafistes » du parti Hiz Ettahrir - pourtant interdit - qui militent pour une république islamiste. Ces événements ne font pas l'affaire du parti islamiste d'Ennahda plus modéré et considéré jusqu'à présent comme le favori des élections de dimanche. Il réaffirme la nécessité de respecter les libertés et la démocratie.

Face à cette vague extrémiste, le monde politique n'est pas unanime : le Pôle démocratique s'est insurgé dès le début contre les violences qui ont visé Nessma TV, mais le Parti démocrate progressiste (PDP), Ettakatol et Afek Tounes ont d'abord tenté de ménager un électorat plutôt conservateur avant de condamner les débordements du vendredi 14 octobre, baptisé « jour de colère ».

Dans ce contexte, il n'est pas inutile de faire la différence d'approche entre la démocratie de type occidentale et la démocratie d'inspiration islamique.
Le Coran affirme dans la sourate 5: « C'est à Dieu qu'appartient la domination sur les cieux et la terre, c'est lui qui détient le pouvoir sur toutes choses ».
Ainsi, le véritable Souverain d'un Etat islamique n'est autre que Dieu lui-même.
Et donc, penser que le peuple – globalement - ou un individu en particulier est souverain, c'est commettre le grave péché d'association (associer des partenaires à Dieu). C'est pourquoi certains musulmans refusent la notion de démocratie à l'occidentale car celle-ci repose sur l'idée que le peuple est souverain.

Ils préconisent la démocratie islamique qui s'appuie non sur la souveraineté du peuple mais sur le concept de califat : Dieu est souverain et le peuple est son représentant, son calife.  Ainsi dans la démocratie occidentale, le peuple légifère par ses élus ; dans la démocratie islamique, le peuple - uniquement musulman - obéit à la Charia, la loi islamique que Dieu a donnée au prophète et qui codifie la société.

 
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