
La Kabylie couvre plusieurs circonscriptions ou wilayas de l'Algérie et se divise en deux : la Grande et la Petite Kabylie, également appelées Haute et Basse Kabylie. Bien que ce nom fasse référence a une division géographique (altitude de la chaine montagneuse), elle correspond à la distinction linguistique entre les locuteurs des 2 principaux dialectes de la langue Kabyle.
Béjaïa, avec ses 230.000 habitants, est la capitale économique de la Kabylie, tout en étant la capitale de la petite Kabylie ; elle est appelée localement « Bgayet n Lejdud » (« Bougie des Ancêtres »).
Tizi-Ouzou, la capitale de la Grande Kabylie appelée autrefois « le village », compte environ 150.000 habitants et se présente plutôt la capitale cultuelle de la Kabylie.
Trois grands massifs montagneux occupent la plus grande partie de la région : la chaîne de la Kabylie maritime, au Nord et le Djurdjura, au Sud, culminant au mont Tamgout Aâlayen (2308 m) avec, entre les deux, le massif Agawa, le plus densément peuplé, avec 800 m d'altitude moyenne. C'est là que se trouve Tizi Ouzou.
Larbaâ Nath Irathen (anciennement « Fort-National »), qui compte 28 000 habitants en 2001, est le centre urbain montagneux le plus élevé de la région.
La population de Kabylie est estimée dans une fourchette de 7 à 10 millions de personnes. La région est donc très densément peuplée, et le taux dépasse souvent les 250 hab./km2. Un nombre important de Kabyles vit dans le reste du pays (notamment à Alger où ils représentent plus de la moitié de la population2) et à l'étranger (France et Europe en général ainsi qu’au Canada).
Depuis l’indépendance en 1962, la région s'est opposée au pouvoir à plusieurs reprises. En 1980, notamment, la Kabylie a connu plusieurs mois de manifestations réclamant l'officialisation de la langue berbère, appelées Printemps berbère circonscrit à la Kabylie et aux université d'Alger. Ce réveil culturel s’est intensifié à l'occasion du durcissement de l'arabisation en Algérie dans les années 90. En juin et juillet 1998, la région s'embrasa à nouveau après l'assassinat du chanteur Matoub Lounès et à l'occasion de l'entrée en vigueur d'une loi généralisant l'usage de la langue arabe dans tous les domaines. À partir d'avril 2001, de graves émeutes provoquées par l'assassinat d'un jeune par des gendarmes accentuent la rupture avec les autorités : c'est le Printemps noir. Une revendication autonomiste, qui était jusque-là le fait de quelques intellectuels, est désormais portée par le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), dirigé par le chanteur Ferhat Mehenni,mais son écho en Kabylie reste limité. D'autres encore, demandent une reconnaissance de la pluralité culturelle dont bénéficie l'Algérie, donc une reconnaissance de l'identité berbère de l'Algérie, comme le Mouvement citoyen des Aarchs. L'économie traditionnelle de la région repose sur l'arboriculture (vergers, oliviers) sur l’apiculture, ainsi que sur l'artisanat (orfèvrerie, tapisserie ou encore poterie). L'aide apportée par la diaspora Kabyle constitue l'un des principaux facteurs qui dynamisent les régions Kabyles, notamment grâce à l'apport des devises et des actions de solidarité d'associations. Les aides apportés par les immigrés de la diaspora favorisent le développement des infrastructures (route, transport, bibliothèques...) qui sont délaissées par l'Etat Algérien. Toutefois, les crédits ainsi apportés et gérés par l'assemblée des villages accentuent l'autonomie des villages kabyles.
CNA ou La Chaîne Nord Africaine est une association née en l'an 2000 des efforts de plusieurs partenaires désireux de diffuser l'Evangile en Afrique du Nord en utilisant des matériaux audiovisuels. La vision de CNA est de voir les populations Nord-africaines réconciliées avec Dieu, régénérées et transformées par l'Évangile, dans les communautés où elles vivent".




