Au Maroc, la pression ne faiblit pas contre les chrétiens que les autorités locales accusent de prosélytisme religieux.
Au cours du mois de mai, une vingtaine de croyants étrangers - souvent les chefs de famille - ont de nouveau été expulsés de différentes villes du Royaume. Ces expatriés sont de nationalités diverses (Britanniques, Suisses, Français, Latino et Nord Américains).
La situation est évidemment encore plus délicate pour les croyants nationaux. En réaction, des responsables chrétiens d’origine marocaine, vivant dans le Royaume ou à l’étranger, ont décidé de constituer une
Union Mondiale des Chrétiens Marocains (UMCM). Dans une déclaration, ils réaffirment que leur foi chrétienne est un choix personnel et non la conséquence « d'une quelconque pression ou incitation matérielle ou sociale », comme les autorités du Maroc voudraient le faire croire. L’UMCM rappelle aussi que les disciples marocains de Christ ne bénéficient pas dans leur pays de lieux de culte, qu’on leur interdit de se réunir, de pratiquer les rituels propres à leur foi, et même de posséder des Bibles en Arabe ou en langue berbère.